Critiques

 

Chacune des œuvres de Ramon est comme dépouillée des apparences logiques et entropiques qui définissent les objets et les êtres dans leur état naturel. Il porte les formes à leur point d’ultime tension – je dirai de rupture – pour en extraire tout le suc esthétique. Il arrache les peaux, libère les viscères, disloque les os, “élonge”, soumet l’équilibre des choses aux dures lois de la puissance de sa volupté du bourreau du possible, et le cri qui jaillit du nœud de force qu’il contraint, transcende la momie de fer en un élan de vie pure.

Ancien élève de Marcel Gimond, Ramon montre que la leçon magistrale reçue n’a de valeur que si on est soi-même un maître capable de s’engager seul dans les voies, où celui qui vous a révélé, s’était justement arrêté, pour ajouter ainsi un maillon de plus à l’admirable chaîne des créateurs.


André PARINAUD, Critique d’art.


Les œuvres de Gérard Ramon mettent l’art et la beauté au service d’une des plus grandes tâches qui s’offre à notre génération : réconcilier les habitants à leur cadre de vie ; créer pour eux des lieux où ils trouvent le bonheur de vivre auquel ils ont droit.


Jacques RIBOUD, promoteur et urbaniste.


Ramon a d’abord trouvé, un peu inventé, même, le matériau destiné à traduire sa pensée plastique, sa vision personnelle, un matériau qui permette la netteté de la ligne et l’ampleur sensuelle de la forme.

Mais l’essentiel est dans le caractère de son art, dans une façon tout à fait personnelle de traduire la ligne, le plan, le dessin dans le volume. En ce sens, l’art de Ramon est à l’aboutissement de la grande tradition française, et la conséquence logique d’un Cubisme revenu au véritable humanisme. La clé de l’univers de Ramon réside en un seul mot : Bonheur.

Tout son œuvre est une montée vers le bonheur, une intégration de ces exemples les plus quotidiens dans la vie des hommes.


Roger BOUILLOT, critique d’art.


L’œuvre de Ramon est une synthèse de nos paradoxes. Elle nous éclaire et nous surprend en conjuguant violence et douceur, fugue et équilibre, trouble et sérénité.

Ni fragile, ni gracile, elle traduit la vision qu’un homme peut avoir de la beauté, le lien étroit qu’il entretient à la vie et au sourire, en invitant la matière à toujours plus se sublimer.


Catherine LEROT-SINGER, publiciste.


Lorsqu’on voit les œuvres de Ramon, qu’il s’agisse des bronzes ou des sculptures faites en dinanderie (cuivre martelé et repoussée) on est surpris par la facilité avec laquelle elles semblent avoir été réalisées. Et pourtant !

Tout ceci relève d’une technique complexe, aboutie, laborieuse.

Mais le talent de l’artiste permet de nous faire oublier cette technique pour ne voir que le résultat et être conquis.


Patrice DE LA PERRIÈRE, critique d’art et rédacteur en chef de « UNIVERS DES ARTS »


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